On ne se réveille pas un beau matin avec un bel engagement. C’est un peu l’œuvre d’une vie. Cela commence par des intuitions, des envies, des prises de conscience et beaucoup d’interrogations.
Pour moi, cela a débuté il y a des années à la faveur de mon travail dans les restaurants gastronomiques quand on m’a chargée de choisir les produits et les producteurs et que je me suis mise à sélectionner les matières premières qui finiraient dans les assiettes.

J’avais un pouvoir et j’avais bien l’intention de m’en servir : privilégier tel ou tel fromager, opter pour des vignerons indépendants, etc. Après cette époque de ma vie consacrée à la restauration, j’ai éprouvé le besoin de me rapprocher des fameux produits, de me rendre compte par moi-même de ce qui se passait en amont. J’ai donc entamé une période de woofing durant laquelle j’ai fait du bénévolat chez des maraîchers, des éleveurs, des arboriculteurs, des apiculteurs… tous BIO et engagés ! L’occasion de
faire mille rencontres et de voir tant d’autres personnes à différents stades de leur propre cheminement.




J’ai ensuite travaillé un an et demi dans un magasin de producteurs, COllines Bio à Bourg-de-Péage.
J’avais envie de comprendre quels étaient les acteurs locaux de notre alimentation dans un périmètre de 15 kilomètres. Eh oui, toujours ce désir chez moi de remonter la filière, d’aller à la source de ce que nous mangeons !
Aujourd’hui, je suis adhérente du magasin des Fermes Paysannes et Sauvages à Montélier où je fais régulièrement des permanences, car, comme cette association, j’estime qu’il est essentiel d’intégrer la nature à nos pratiques plutôt que de la maintenir à distance.
Aussi au moment de créer Les fermentations de Dahliane, je me suis tournée vers les producteurs locaux pour me fournir en matières premières. C’était plus qu’une évidence, c’était tout simplement naturel.
Dans le cadre de mon activité, je fais une semaine sur deux le marché du mercredi dans des fermes engagées : la ferme des Places et la ferme du Rougequeue. Je fournis par ailleurs l’AMAP de Bourg- lès-Valence, le Goût Nature, pour promouvoir sous une autre forme l’alimentation locale et de proximité.
Cet engagement, ce goût pour le vivant et la paysannerie, je le cultive jour après jour chez moi, dans mon labo, sur les marchés et en allant chez les producteurs.
Plus qu’un effort, c’est une véritable source de satisfaction !
